Solitaire du Figaro 2026
Nicolas Lunven signe un retour magistral et réalise le triplé
Dans une édition unanimement décrite comme l’une des plus exigeantes de ces dernières années, Nicolas Lunven, skipper de PRB, a fait parler toute son expérience. Toujours placé parmi les meilleurs, il a su éviter les pièges d’un parcours particulièrement complexe et profiter du spectaculaire retournement de situation provoqué par l’abandon de Tom Dolan, leader du classement général avant la dernière étape. Régulier, solide et parfaitement maître de son sujet, le skipper de PRB a construit son succès avec patience avant de porter l’estocade au moment décisif.
Une édition ouverte jusqu’au bout
Dès la première étape entre Perros-Guirec et Vigo, cette 57e édition avait donné le ton. Dans une flotte particulièrement homogène, les écarts sont restés extrêmement réduits malgré les nombreux pièges tactiques du golfe de Gascogne. Tom Dolan s’était alors imposé au terme d’un coup stratégique décisif dans les derniers milles au large du cap Finisterre.
La deuxième étape avait ensuite entretenu le suspense avec des conditions plus légères et des classements en perpétuelle évolution. Les changements de leaders se sont multipliés, les écarts sont restés minimes et aucun favori n’est parvenu à prendre un avantage décisif.
À l’aube de la dernière étape, ils étaient encore six à pouvoir prétendre à la victoire finale. Un scénario rare qui illustre parfaitement le niveau exceptionnel de cette édition 2026. Au terme de trois semaines d’une intensité remarquable, la Solitaire du Figaro Paprec a finalement consacré l’expérience. Avec cette troisième victoire, Nicolas Lunven ajoute une nouvelle ligne prestigieuse à un palmarès déjà exceptionnel et signe l’un des retours les plus marquants de l’histoire récente de l’épreuve.
Nicolas Lunven, skipper de PRB et vainqueur de la Solitaire du Figaro Paprec :
«Je m’étais mis dans la tête que cette étape-là était en deux parties. Il y avait la première partie du départ jusqu’à l’occidentale de Sein, et puis après ça allait être une partie vraiment plus compliquée où il ne fallait pas dormir. Il fallait vraiment se battre dans des conditions qui allaient être un peu difficiles, avec du vent, de la mer formée au portant. Des conditions que je n’avais jamais expérimentées sur ce bateau. Donc voilà, je me suis dit que je n’allais pas baisser les bras et que je n’allais pas regarder les autres faire. Je me suis battu un peu comme un lion.
Ce retour en Figaro me trottait dans la tête depuis un moment. Et puis quand Yoann Richomme en a parlé sérieusement l’été dernier, je me souviens, Fabienne était là et on s'est dit que c'était une bonne idée !
Il y a eu beaucoup de plaisir sur cette Solitaire. La première et la deuxième étape, je me suis vraiment régalé. Et puis même là, la troisième... même si le portant dans la brise comme ça, dans ces conditions-là, ce ne sont pas forcément mes favorites. On a quand même un peu bourriné, hein ! Il y a eu quelques tonnes de litres d’eau de mer à passer sur le pont. C’est peut-être pour ça d’ailleurs que je suis trempé. Je redécouvre en fait ce que j’étais venu chercher, le plaisir de naviguer en Figaro, une manière de naviguer où moi je me sens à l’aise, je me sens bien dans ce jeu-là. Et voilà, c’est un peu le résumé de toute cette Solitaire.»







