Nicolas Lunven
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Nicolas Lunven, à l’heure de vérité

Le skipper Nicolas Lunven, qui porte les couleurs de l’assureur Generali depuis 2009, prendra le 4 juin le départ de sa neuvième Solitaire Urgo Le Figaro à Bordeaux. Ancien vainqueur de cette compétition, Nicolas s’impose comme l’un des acteurs principaux de ce début de saison sur le championnat de France élite de course au large. Il a notamment remporté fin avril la Solo Maître Coq aux Sables d’Olonne. Il tentera...
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En mer, toujours !

Depuis le début de l’année, Nicolas Lunven a passé plus de 70 jours sur l’eau. Le navigateur a enchaîné, comme rarement, les navigations. En Figaro Bénéteau 2 d’abord, avec son monotype aux couleurs de Generali, il a englouti les milles en entraînement sur le plan d’eau de Port La Forêt, au sein des stages du pôle Finistère de course au large dirigé par Christian Le Pape mais aussi avec le jeune Sébastien Simon avec qui il met au point ses voiles North Sails.

Après trois semaines aux Antilles sur le VOR 70 SFS de Lionel Péan pour participer à la Caribbean 600 (2e) et la Heineken regatta (1er), Nicolas retrouvait début mars son Figaro Generali à Granville pour la première épreuve de la saison du Championnat de France, la Solo Normandie. Dans un vent puissant et sur une Manche toujours aussi difficile, le Vannetais affûté s’en sortait bien en arrachant, derrière Charlie Dalin, adversaire annoncé, une belle deuxième position. Le décor était planté.

Sur la Solo Concarneau, deuxième étape du Championnat de France élite de course au large 2017, dans un registre marqué par le petit temps, Generali, après avoir mené une bonne partie de la course, coupait la ligne d’arrivée en 7e position suite à une transition sans vent où le skipper perdit pas mal de terrain. Malgré cette déconvenue, nombre d’objectifs étaient remplis et la satisfaction était bien là.

La Solo Maître Coq, fin avril aux Sables d’Olonne, avait, quant à elle, des airs de grande répétition avant le départ de la Solitaire Urgo Le Figaro. Nicolas se présentait en grande forme. Un passage sur le Spi Ouest France – Destination Morbihan, une semaine avant, en JPK 10.10, avait permis de rafraîchir son esprit et de goûter aux joies de la performance en équipage. Les résultats ne se faisaient pas attendre. Dès les premiers parcours côtiers du premier jour vendéen, le régatier Generali se montrait au rendez-vous en prenant la deuxième place du général. Puis lors de la grande course, dans des conditions météorologiques complexes, Nicolas remportait à la fois cette étape et le classement général pour la troisième fois sur la Solo Maître Coq. Un déclic prémonitoire peut-être ?

Vainqueur à nouveau

« C’est vrai que cela faisait un moment que je n’avais pas gagné de course sur le circuit Figaro  déclare Nicolas.  Ma dernière victoire remonte à 2012 et la Solo Concarneau. Depuis et même si j’ai fait deux ans de pause, je cherchais à couper une nouvelle fois une ligne d’arrivée en tête. J’étais pourtant toujours dans le tempo avec de nombreuses places d’honneur. Je pense à mes troisièmes places sur la Solitaire en 2012 et 2016 par exemple. Cet hiver, j’ai beaucoup réfléchi à ce manque. Je n’ai d’ailleurs jamais remporté d’étapes sur la Solitaire du Figaro bien que je l’ai gagnée. J’ai décidé de me relâcher un peu plus, d’aller un peu plus contre ma nature. Mes différentes expériences sur d’autres supports comme le Diam 24, l’Imoca, le Vor 70 et le fait de partager avec d’autres, de se nourrir dans la différence, m’ont certainement aidé même si jamais rien n’est acquis dans ce métier et qu’il ne faut surtout pas se reposer sur ses lauriers ». 

Un personnage singulier

Nicolas Lunven, 35 ans, né le 28 novembre 1982, yeux bleus océan, Vannetais, fils de Bruno, l’un des grands acteurs de la course de l’Aurore au milieu des années 70, est un conservateur, un cartésien. Il a appris la voile en famille. Il n’est pas passé par la case « dériveur » et s’est construit, tout en faisant des études en parallèle, sur des voiliers habitables sur le Tour de France à la voile notamment, puis dès 2007 en Figaro. Il gagne le classement bizuth de la reine des épreuves en solo, et comme chacun sait, éclate au grand jour en 2009 en gagnant la Solitaire au classement général à seulement 26 ans, dans la lignée de Franck Cammas ou de Laurent Bourgnon, également jeunes vainqueurs. Sourire continuellement au rendez-vous, Nicolas est un homme très attachant. Il est obnubilé par la compétition, son plaisir d’être en mer ou tout simplement au bord de l’eau. Réflexion, méthode, analyse… la folie n’a guère de place chez ce Stakhanoviste. « Je ne peux pas non plus me changer  ajoute Nicolas, j’ai des atouts, une façon de naviguer, de me préparer qui seront toujours les mêmes mais je peux essayer de les transgresser à des instants précis de navigation. J’y travaille et ma victoire sur la Solo Maître Coq est une nouvelle marche vers cet objectif. » 

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