Nicolas Lunven                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
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Voiles et Voiliers

Souvenirs de la Sydney-Hobart, grande classique de l’hémisphère Sud !

Il existe mille raisons d’aimer cette fabuleuse course entre l’Australie et la Tasmanie, véritable pendant de notre mythique Fastnet. Traditionnellement, le départ est donné de Sydney tous les ans le 26 décembre, jour du « Boxing day ». Nicolas Lunven se souvient d’avoir eu la « chance » d’y participer à deux reprises...

Tout d’abord, il n’est pas désagréable d’aller naviguer au chaud et au soleil en plein cœur de l’hiver de l’hémisphère Nord. Cela permet de passer un Noël bien différent des habitudes,
avec une planche de surf à la place de la luge… Ensuite, La ville et la baie de Sydney sont des endroits magnifiques à découvrir. On y croise une multitude d’engins flottants de toute
sorte : du Moth à foils au Maxi de 100 pieds, en passant par les ferrys qui sillonnent la baie. Chaque petit recoin de la baie abrite un Yacht Club ou un ponton qui permettent d’assouvir
sa passion de la mer et de la voile. Tout ce petit monde s’y croise avec un flegme incroyable.
La Rolex Sydney-Hobart est la course la plus importante de l’année pour les Australiens. Ils s’y préparent de manière très sérieuse car la course peut être difficile avec des coups de vents
venants des mers du Sud. L’édition 1998 avait d’ailleurs été tragique.

Grosse frayeur pour le maxi CQS en panne d'hydraulique de quille pivotante. quelques minutes après le départ
de la 72e édition de Sydney Hobart, le 26 décembre dernier.

Place au grand large !

Schématiquement, on peut découper la course en cinq tronçons en commençant par le départ dans la baie de Sydney : un spectacle magnifique, avec un dispositif de suivi médiatique impressionnant.
Vu le nombre de compétiteurs et de bateaux spectateurs, la baie peut vite s’avérer étroite, surtout pour les gros bateaux. Le vent peut être un peu tordu avec de nombreux effets de site
dû au relief dans cette mer quasiment fermée. Une fois arrivée à « The Heads », la sortie de la baie, place au grand large !
Vient ensuite la descente le long de la côte australienne, jusqu’à Green Cape : pas si simple de choisir son option entre un continent surchauffé (le milieu de l’Australie est un vaste
désert) pouvant amener des phénomènes météo extrêmes et des vents venant du large avec un comportement pouvant être proche des Alizés que nous connaissons mieux…

La traversée du détroit de Bass est la troisième étape de ce parcours mythique : c’est la zone réputée dangereuse. Les dépressions ont la possibilité de se faufiler entre l’Australie
et la Tasmanie pour déboucher dans ce détroit qui agit alors comme un entonnoir. Le vent peut donc devenir très violent et l’état de la mer horrible, à cause en plus d’une remontée des fonds

Dés son lancement en 1967, Pen Duick III réalisa le hold-up presque parfait sur les podiums de course au large,
dont la Sydney-Hobart.. - | Didier Ravon

Après, c’est la descente le long de la Tasmanie. Dans cette dernière section océanique de la course, la côte tasmanienne peut être piégeuse car très haute. Le spectacle est néanmoins
garanti avec des paysages à couper le souffle
Puis ce sont les derniers milles dans la Derwent River, en guise de finish royal : la remontée de la rivière peut être interminable, surtout en fin de nuit. Sous le vent des montagnes,
le vent peut être aux abonnés absents pendant de longues heures et le classement peut se jouer ici

Violente bascule de vent

J’ai des souvenirs pleins la tête de cette course, comme le passage d’un nuage « arcus » accompagné d’une violente bascule de vent où l’équipage avait dû réagir au plus vite.
En quelques minutes, nous étions passés du portant sous spi médium au près dans du vent soutenu.
Un autre souvenir ? Le long de la Tasmanie dans du vent fort, au louvoyage. On rentrait dans chaque baie pour s’abriter de la méchante mer, ce qui permettait de profiter du paysage magnifique.
La nuit suivante, toujours au louvoyage dans du vent très fort, on s’était bien rendu compte que ce dernier venant du Sud, là où il fait très froid… J’avais mis toutes les couches possibles
sur moi !


À la jumelle où face à des logiciels météo : rien n’échappe à Nicolas Lunven. James Blake/Volvo Ocean Race

Sans oublier cet autre moment fort, enfin, dans la Derwent River, au petit matin ; moment de la journée réputé le moins favorable pour remonter cette rivière, où nous avions vu nos espoirs
de victoire s’évanouir dans un vent erratique. Notre avance en temps compensé avait fondu comme neige au soleil tandis que nos concurrents directs, avec des ratings plus petits,
avaient bénéficié de l’installation de la brise thermique quelques heures plus tard…

Cette année, un seul bateau français est inscrit : Teasing Machine, d’Eric de Turckheim, avec un équipage de haut vol composé notamment de Jérémie Beyou, Jean-Luc Nélias et Laurent Pagès.
Souhaitons-leur tout le succès qu’ils méritent, à l’image de Géry Trentesaux qui a gagné dans sa catégorie et a frôlé la victoire toutes classes !

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